Posté le 16.12.2008 par algerie2009
Aujourd'hui ,je constate avec amertume que l'initiative pour laquelle jai cree ce site est depassée.Les maffieux ont osé.La constitution est violée.Que faire ? la est la question ? Quand on voit des hommes politiques ,des intelectuels se murent dans le silence.Que restent -il pour les pauvres citoyens?Denoncer certe mais agir c'est encore mieux.Envoyez vos suggestions ,vos comentaires.Initions ensemle une petition pour denoncer et qui peut etre contribuera a reveiller les consciences.
--
Posté le 20.05.2008 par algerie2009
Attention à la bête blessée!][u]
Le silence et le black out total observés ces derniers temps sur la seine politique à propos de l’amendement de la constitution et le troisième mandat de l’actuel président renseigne bien que mal, le malaise et le désarroi dans lesquels se trouve la junte gouvernante et toute la caste des décideurs opaques.
Sachant que tous les subterfuges appliqués jusque là pour leur maintien au pouvoir ne font plus recette -désormais- depuis les élections législatives du 20 mai 2007 et leur incapacité de mobiliser comme il se faisait autrefois, et l’entêtement de les réutiliser aujourd’hui à leur malheur ne feront qu’accélérer leur mise à nu et précipiteront en conséquence la déchéance de leur royaume mal acquis.
Qu’en est-il au juste pour ces génies du manip pour qu’ils échoient à cette situation inextricable que nous pouvons que qualifiée de finish ?Pour répondre à cette à cette question ,il va falloir plonger le cœur des événements qui ont constitué la réalité politique de notre pays depuis 1962 à ce jour à savoir « diviser pour régner » et les manipulations quasi instantanées qui suivent chaque contestation et qui réside à opposer une frange de la société à une autre. Evènement de Kabylie, menaces islamistes etc.…..
Certes les observateurs avertis me répondront que toutes les situations mouvementées vécues par notre pays jusque là ne sont que l’œuvre de La DRS qui fait et défait les ficelles selon les besoins du moment et dans le but unique se maintenir au pouvoir .Je ne pourrai aucunement les contrecarrer mais la question qui s’impose .Que peut faire une DRS sans une ligne idéologique et politique clair et en faillite de mobilisation ?Et pour étayé mes dires je vous renvoi au résultats des élections législatives du 20 mai 2007 et aux taux d’abstention enregistrés officiellement dépassant les 65/ et selon l’opinion dépassent de loin les 80 /et qui ne sont ni du phénomène Kabyle ,ni Islamiste mais du marasme populaire généralisé .Les décideurs le savent et mesurent les chiffres.
Que peuvent –ils alors préconiser pour leur salut ?Je répondrai franchement que rien ne leur sert de courir sachant que même si des options existent ,elles ne sont que plus au moins dangereuses.
- Réviser la constitution pour permettre au président en exercice de se succéder à lui même est non seulement une aventure dangereuse mais plutôt fatale :les voix de discorde qui s’élèvent d’un peu partout ne sont en réalité qu’un Isbergues dans un vaste océan et un prélude d’une désobéissance qui ne dit pas son nom. Et à cela s’ajoute l’absence des candidats potentiels à l’image de Hamrouche ,Taleb ,Ait Ahmed pour ne citer que ceci feront de cette élection une parodie morne et ce n’est pas les éternels lièvres à la trompe de Saadi ,de Hanoune et même un nouveau Touati qui sauveront la face .
-Opter pour un autre candidat n’est pas également dépourvu de risques sachant que les deux personnalités logiques qui devront assurer la mission en occurrence Ouyehia et Belkhadem ne peuvent en aucun cas relever ce défit le premier étant kabyle du système et le deuxième agent Iranien.
-Prolonger le mandat actuel de deux ans certes la position idéale que leur permettra de trouver une issue à cette crise le temps de trouver cette perle rare qui et constituera enfin la pièce de change .Cette option est la plus plausible mais il n’est pas du tout aisé : elle demande une mobilisation énorme et un consensus que ni le temps ni l’argent ne leur permettent d’agir aisément.
En conclusion : L’heure de la décontraction-relachement- est arrivée, le pouvoir en réalité n’a que deux choix .Organiser des élections libres et honnêtes sans candidat favori, c'est-à-dire sans Bouteflika ,ni un fabriqué pour les circonstances ,comme la première est inenvisageable avec un régime pareil alors un coup de force à la Chadlienne contre le président en exercice est chose à ne pas écarter en ces moments car c’est le seul moyen de créer des conditions de troubles là où ils excellent de nager .
Alors comme observateur non avertis, je vous dit simplement attention la bête est blessée.
Posté le 06.05.2008 par algerie2009
Les articles ci-dessous ontétérelevés du site respecter laconstitution
Synthèse de la rencontre des animateurs de l’initiative civique contre la révision constitutionnelle (ICRC) avec Mokdad Sifi .
Du point de vue de l’ancien chef du gouvernement Mokdad Sifi, l’Initiative civique pour la défense de la Constitution et l’alternance au pouvoir lancée par un nombre d’intellectuels, d’universitaires, de journalistes, de militants associatifs et d’acteurs de la société civile constitue :
Une expression objective du grand malaise que vit le pays,
Un élan nouveau contre la tétanisation de la vie politique et les dérives du pouvoir,
Un moyen démocratique de réhabilitation du droit à l’expression libre contre la tentation du pouvoir personnel,
Mokdad Sifi a, en outre, exprimé son accord quant aux objectifs de l’initiative même si,par ailleurs, il a soulevé quelques réserves relatives au mode de « l’appel-pétition »adopté par les initiateurs du projet . Ses réserves s’étalent aussi au timing de l’action. Bouteflika n’a, réitère t-il, ni convoqué officiellement le peuple à un référendum constitutionnel ni certifié son intention à briguer un troisième. Nous sommes à quinze mois du prochain scrutin présidentiel .D’ici là, l’Algérie pourrait connaître des situations imprévisibles et qui remettraient en cause partiellement ou totalement les choses.En somme, Mokdad Sifi encourage l’initiative, affirme son attachement au changement émanant de la société mais, pour lui, l’heure de l’engagement de l’ « artillerie lourde » n’est pas encore arrivée.
--------------------------------------------------------------------------------
Synthèse de la rencontre des animateurs de l’initiative civique contre la révision constitutionnelle (ICRC) avec Ahmed Benbitour
La rencontre avec Dr Ahmed Benbitour , premier homme politique à avoir adhéré à l’appel, s’est inscrite dans la perspective de la consolidation de l’action . Sans aucun préjugé, il a affirmé son attachement au contenu de l’appel et son entière disposition à agir avec toutes celles et tous ceux qui militent pour une autre Algérie ; celle de la pluralité démocratique et de l’efficacité économique. Son souhait est de voir se multiplier les initiatives et de pouvoir les fédérer en une seule et grande initiative « d’endiguement » et de « résistance patriotique ».
L’heure n’est pas aux « calculs de personnes ou de partis » mais au rassemblement et à la synergie des efforts. Pour l’ancien chef du gouvernement et le candidat à la présidentielle de 2004, le changement ne pourrait venir de l’intérieur d’un régime en fin de règne .Toute tendance à vouloir le réanimer au détriment de la société et de ses nouvelles générations ne conduirait qu’à plus de violence, de pauvreté et d’atteinte non seulement aux fondements de l’Etat national mais plus grave encore à l’intégrité territoriale et l’unité nationale.
--------------------------------------------------------------------------------
Synthèse de la rencontre des animateurs de l’initiative civique contre la révision constitutionnelle (ICRC) avec le général Ben Yelles. Sans équivoque aucune, Mr Ben Yelles a exprimé son point de vue sur l'initiative qui ne pourrait être consensuelle.Elle a, d'après lui, exclu à tort et partant de préjugés, toute une société politique et militante qui a travaillé à l'époque de l'ancien président Chadli Bendjedid. Après relecture du texte final et présentation d'un nombre d'arguments par Baya Gacemi et Fodil Boumala, le général a reconsidéré son jugement et compris la démarche des initiateurs.
Par ailleurs, Ben Yelles responsabilise clairement l'actuel président de la République A.Bouteflika et le qualifie de"mal profond" à l'origine de dérapages, déchirures et fragmentations de la société.
Sa position quant au 3ème mandat et la révision constitutionnelle est un non ferme et irréversible."Le pays est en danger" conclut-il tout en invitation la société civile et la nouvelle génération à plus d'affirmation et d'engagement pour préserver l'entité du pays.
--------------------------------------------------------------------------------
Rencontre avec Mouloud Hamrouche, Ahmed Taleb Ibrahimi et Hocine Ali
Les initiateurs de l’initiative « l’heure est à l’application de la constitution, non à sa révision », ont rencontré, durant la semaine écoulée, MM. Mouloud Hamrouche, ancien chef du gouvernement, Ahmed Taleb Ibrahimi, ancien ministre des affaires étrangères, et Ali Hocine, président du Mouvement démocratique et Social.
L’objectif de ces rencontres était d’informer les partis et les personnalités politiques à propos de « l’initiative civique pour le respect de la constitution », de recueillir leurs points de vue, et d’examiner les possibilités d’actions concertées pour contribuer à asseoir la culture de la légalité et le respect de la norme légale.
M. Mouloud Hamrouche a estimé que la démarche des initiateurs pour la défense de la constitution et des libertés démocratiques est louable du fait de sa diversité et de son ancrage au sein de la société civile, ainsi que du fait qu’elle éclaire certains enjeux et relève certains dangers qui guettent le pays. Il a condamné le mensonge institutionnel et officiel qui s’est transformé en règle politique dominante, ainsi que la culture de l’agitation qui vise à présevrer un régime en faillite.
Ont assisté à la rencontre avec M. Hamrouche, samedi 23 février, MM Zoubir Arous, Fodil Boumala, Mohamed Lakhdar Maougal, professeurs à l’université, et Ihsane El Kadi, journaliste.
M. Ahmed Taleb El Ibrahimi estime que l’initiative civique est « excellente » car émanant d’une « élite intellectuelle civile qui « échappe » aux satellites classiques du pouvoir. Elle est à encourager et à consolider à condition qu’elle ne personnalise pas l’approche de la crise multidimensionnelle que connaît le pays. Le pouvoir a pris en otage toute la société en lui imposant des hommes et des politiques contraires à ses choix.
Il a ajouté que les processus dits « électoraux » depuis deux décennies corrompent la vie publique et cachent, par les moyens de la rente, de la manipulation et de la peur, les véritables décideurs à l’origine de la déliquescence et de la confiscation de tout un peuple. « Mes portes resteront ouvertes à toute initiative et particulièrement venant de la génération montante qui doit, à l’instar des « novembristes » prendre la destinée du pays en main et le libérer du statu quo et des fatalismes incompétents et dangereux ».
Ont assisté à la rencontre avec M. Ahmed Taleb El Ibrahimi mercredi 27 février: MM Zoubir Arous, Fodil Boumala, Mohamed Lakhdar Maougal, professeurs à l’université.
Par ailleurs, une délégation de l’« Initiative civique pour le respect de la Constitution » a été reçue par le Secrétaire général du Mouvement démocratique et social, M. Ali Hocine, et plusieurs autres membres de la direction de ce parti.
La délégation a exposé aux dirigeants du MDS sa démarche et leur a expliqué ses motivations. Les discussions ont porté sur le texte fondateur de l’Initiative civique et sur la nécessité de la mobilisation de la société pour défendre ses libertés menacées et s’opposer au coup de force anticonstitutionnel en préparation.
Le MDS a affirmé à la délégation son soutien aux actions de l’Initiative civique et lui a réitéré son refus d’une révision de la Constitution qui viserait à permettre au Président actuel de briguer un troisième mandat à la tête de l’Etat
La rencontre au lieu jeudi 28 février 2008.
--------------------------------------------------------------------------------
Rencontre avec Mouloud Hamrouche et Ahmed Taleb El Ibrahimi
M. Mouloud Hamrouche considère que l’impasse politique que vit le pays s’explique par deux facteurs :
L’échec des « partis politiques » à sortir du joug du pouvoir et de se définir un ou des projets alternatifs.
Le mensonge institutionnel et officiel qui s’est transformé en règle politique dominante.
L’Algérie continue, de son point de vue, à maintenir la culture de l’agitation tout en préservant un « régime » en faillite. Toute initiative, s’inscrivant exclusivement dans un « semblant de débat », consacrera le mensonge et ne fera que perdre au pays ses chances de sortie de crise.
La démarche des initiateurs pour la défense de la constitution et des libertés démocratiques est louable du fait de sa diversité et de son ancrage au sein de la société civile consciente des enjeux et dangers à venir. Pour sa part, il se dit « blasé » par l’absence totale de « visibilité » et la main mise des politiques improvisées et sans lendemain.
Le fait accompli est là, précise t-il, et le pouvoir ne reconsidérera point aucun de ses stratagèmes. « Il révisera la constitution et conduira le même profil sinon pire de l’actuel pouvoir ».
En somme, l’ancien chef du gouvernement et le candidat à la présidentielle de 1999, affiche « un pessimisme réaliste » quant à l’avenir du pays.
De son côté, Dr Ta Taleb El Ibrahimi estime que l’initiative civique est « excellente car émanant d’une « élite intellectuelle civile qui « échappe » aux satellites classiques du pouvoir. Elle est à encourager et à consolider à condition qu’elle ne personnalise pas l’approche de la crise multidimensionnelle que connaît le pays. Le pouvoir a pris en otage toute la société en lui imposant des hommes et des politiques contraires à ses choix.
Les processus dits « électoraux » depuis deux décennies corrompent la vie publique et cachent, par les moyens de la rente, de la manipulation et de la peur, les véritables décideurs à l’origine de la déliquescence et de la confiscation de tout un peuple.
« L’armée et particulièrement le DRS sont responsables de la situation dans laquelle s’enlise de plus en plus l’Algérie ». « La fraude, le clientélisme, l’exclusion et le monopole sont les outils de cette main de fer présente partout contre le peuple avec les moyens du peuple». Du point de vue de Taleb, tout débat sérieux doit passer inéluctablement par la problématique du « régime » qui continue à « installer » et « destituer » les présidents ou à voler la légitimité des uns et la donner aux autres » Le cas de 1999 est là pour illustrer la nature du régime dans notre pays. « Mes portes resteront ouvertes à toute initiative et particulièrement venant de la génération montante qui doit, à l’instar des « novembristes » prendre la destinée du pays en main et le libérer du statu quo et des fatalismes incompétents et dangereux ».
Ont assisté à la rencontre avec M. M Hamrouche Mrs : Zoubir Arous,Fodil Boumala,Mohamed Lakhdar Maougal et Ihsane El Kadi.
Ont assisté à la rencontre avec M.Taleb El Ibrahimi Mrs: Mohamed Lakhdar Maougal, Zoubir Arous et Fodil Boumala.
--------------------------------------------------------------------------------
Rapport rencontre avec Said Sadi
Jeudi 14 février une rencontre a eu lieu entre une délégation de l’Initiative civique et le RCD
Etaient présents :
- Pour l’IC, Baya Gacemi et Fodil Boumala. Pour le RCD, Said Sadi, Hamid Lounaouci + deux députés. Les hasards du calendrier ont fait que le RCD a été la première organisation que l’IC ait eu à rencontrer.
Le but de la rencontre était de mette en œuvre la stratégie définie par l’IC en matière de communication et de contacts auprès des organisations politiques, des personnalités nationales, de la société civile et des médias.
Discussion : après avoir levé quelques équivoques ou incompréhensions de part et d’autre, les deux délégations ont apporté des précisions et des clarifications quant à leurs positions respectives.
Les membres de « l’Initiative Civique » ont précisé que leur démarche consistait à apporter plus de précisions et d’explications quant à leurs motivations et aux actions futures qu’ils entendaient mener.
Rappelant que, comme le stipulent les termes de l’appel, cette « Initiative civique » est ouverte, au sens où elle n’est ni le reflet d’un combat partisan, ni celui d’une personne isolée.
Par conséquent, ses actions futures accompagneront et s’inscriront dans le sens de toute autre démarche (d’une organisation, d’un parti ou d’une personne) qui rejoindrait son analyse de la situation politique du pays et sur les moyens d’y remédier. Etant entendu que le principal dénominateur commun devra être le rejet d’une révision de la constitution qui irait vers plus de fermeture des champs politique et institutionnel.
Sur ces points, bien que ne rejetant pas le projet de révision constitutionnelle, le RCD est en accord avec l’IC, comme le rappellent ses déclarations et résolutions adoptées lors de son dernier conseil national. La démarche du RCD étant de conditionner toutes les étapes du processus électoral, en amont et en aval, et à commencer par la révision constitutionnelle elle-même, par le contrôle et la surveillance d’observateurs internationaux « crédibles et qualifiés ».
--------------------------------------------------------------------------------
Communiqué de presse
L'appel "Non à la constitutionnalisation de l'autoritarisme" لا لتغطية التسط بالدستور , disponible sur le suite suivant: http://respecterlaconstitution.com/a reçu l'adhésion de nombreux universitaires, membres de professions libérales, leaders d'opinion, syndicalistes, intellectuels et journalistes, ainsi que certaines personnalités politiques, comme MM. Ahmed Benbitour et Abdessalam Ali-Rachedi.
L'appel demande le respect de la constitution actuelle, et plus largement, le respect de la loi, seule voie pour construire un état de droit. "L'heure est à l'application de la constitution, non à son amendement", souligne l'appel.
L'appel a permis aussi de noter, à travers un forum http://respecterlaconstitution.centerblog.net que les Algériens sont très nombreux à partager ce point de vue, et à le signer, en envoyant un mail à l'adresse suivante: respecter.la.constitution@gmail.com
Le forum révèle la colère des uns, la volonté des autres de contribuer à construire une Algérie qui offrirait une place à chacun.
A toutes fins utiles, nous vous envoyons en fichier joint le texte en arabe et en français de l'appel.
Salutations
--------------------------------------------------------------------------------
Compte-rendu de la rencontre entre la délégation de l’IC et le PT
Une délégation de l’Initiative civique a rencontré mardi 11 mars des membres de la direction du Parti des travailleurs, en l’absence de Louisa Hanoun.
La délégation de l’IC a exposé sa démarche et ses préoccupations.
De leur côté, les représentants du PT ont réitéré leur position quant à la révision de la constitution et les élections présidentielles de 2009.
Concernant la révision de l’article 74 qui limite le nombre de mandats présidentiels à deux, le PT a réitéré sa position sur ce qu’il appelle la « liberté de candidatures ».
Les deux parties sont tombées toutefois d’accord sur le fait que si la constitution est amendée, elle devra l’être dans le sens d’une plus grande démocratisation
des relations sociopolitiques et surtout afin de garantir plus de libertés aux citoyens.
--------------------------------------------------------------------------------
Posté le 06.05.2008 par algerie2009
LES ARTICLES SUIVANTS SONT RELEVES DU SITE RESPECTER LA CONSTITUTION.COM
Synthèse de la rencontre des animateurs de l’initiative civique contre la révision constitutionnelle (ICRC) avec Mokdad Sifi .
Du point de vue de l’ancien chef du gouvernement Mokdad Sifi, l’Initiative civique pour la défense de la Constitution et l’alternance au pouvoir lancée par un nombre d’intellectuels, d’universitaires, de journalistes, de militants associatifs et d’acteurs de la société civile constitue :
Une expression objective du grand malaise que vit le pays,
Un élan nouveau contre la tétanisation de la vie politique et les dérives du pouvoir,
Un moyen démocratique de réhabilitation du droit à l’expression libre contre la tentation du pouvoir personnel,
Mokdad Sifi a, en outre, exprimé son accord quant aux objectifs de l’initiative même si,par ailleurs, il a soulevé quelques réserves relatives au mode de « l’appel-pétition »adopté par les initiateurs du projet . Ses réserves s’étalent aussi au timing de l’action. Bouteflika n’a, réitère t-il, ni convoqué officiellement le peuple à un référendum constitutionnel ni certifié son intention à briguer un troisième. Nous sommes à quinze mois du prochain scrutin présidentiel .D’ici là, l’Algérie pourrait connaître des situations imprévisibles et qui remettraient en cause partiellement ou totalement les choses.En somme, Mokdad Sifi encourage l’initiative, affirme son attachement au changement émanant de la société mais, pour lui, l’heure de l’engagement de l’ « artillerie lourde » n’est pas encore arrivée.
--------------------------------------------------------------------------------
Synthèse de la rencontre des animateurs de l’initiative civique contre la révision constitutionnelle (ICRC) avec Ahmed Benbitour
La rencontre avec Dr Ahmed Benbitour , premier homme politique à avoir adhéré à l’appel, s’est inscrite dans la perspective de la consolidation de l’action . Sans aucun préjugé, il a affirmé son attachement au contenu de l’appel et son entière disposition à agir avec toutes celles et tous ceux qui militent pour une autre Algérie ; celle de la pluralité démocratique et de l’efficacité économique. Son souhait est de voir se multiplier les initiatives et de pouvoir les fédérer en une seule et grande initiative « d’endiguement » et de « résistance patriotique ».
L’heure n’est pas aux « calculs de personnes ou de partis » mais au rassemblement et à la synergie des efforts. Pour l’ancien chef du gouvernement et le candidat à la présidentielle de 2004, le changement ne pourrait venir de l’intérieur d’un régime en fin de règne .Toute tendance à vouloir le réanimer au détriment de la société et de ses nouvelles générations ne conduirait qu’à plus de violence, de pauvreté et d’atteinte non seulement aux fondements de l’Etat national mais plus grave encore à l’intégrité territoriale et l’unité nationale.
Posté le 03.05.2008 par algerie2009
En 2004, vous avez envoyé un mémorandum au président Abdelaziz Bouteflika dans lequel vous avez défini les maux de la sphère politique nationale. Vous avez émis des propositions, suggéré des solutions. Avez-vous le sentiment que vos messages ont été bel et bien entendus?
Le mémorandum auquel vous faites allusion, est envoyé, par respect, à Monsieur le Président de la République, le frère Abdelaziz Bouteflika. Mais il ne s’adresse pas uniquement à lui. Les destinataires visés ou intéressés sont multiples. Pour répondre franchement à votre question, et à moins que mon sens de l’observation ne m’ait fait défaut, je n’ai pas le sentiment d’avoir été entendu. J’ajouterais que lors de la rédaction de cet écrit, je ne me faisais pas beaucoup d’illusions sur ses retombées concrètes. Mais je ne doutais pas, non plus, de sa nécessité et de son utilité.
Vous avez lancé, en coordination avec MM.Mouloud Hamrouche et Hocine Aït Ahmed, une initiative de sortie de crise. L’opinion publique s’interroge sur la suite donnée à cette démarche.
La déclaration que vous évoquez ne constitue pas, dans l’esprit de ses promoteurs, une initiative politique ficelée, dans le sens qu’on attache actuellement à cette expression. Mais c’est plutôt un appel à une conjonction d’initiatives. L’esprit qui a présidé à sa rédaction va dans le sens de l’ouverture et non dans celui de l’exclusion ou du positionnement. Les échos qui nous sont parvenus à son sujet sont, généralement, favorables. Beaucoup souhaitent une suite plus concrète à cette démarche. Ce qui est logique et intéressant de mon point de vue.
Mehri est sorti de son mutisme le 3 janvier dernier pour défendre, dans une contribution publiée par la presse nationale, la thèse selon laquelle la prolongation ou non du mandat du Président, sans changement radical du système de pouvoir, conduit le pays aux mêmes résultats. Autant dire que la situation n’est pas encore propice pour réviser le texte fondamental?
Le pouvoir actuel, en tant que système de gouvernement, a fait son temps. Son architecture et son fonctionnement tendent à éviter ou limiter la démocratie et non de la construire. L’expérience de son changement démocratique et pacifique, commencée à la fin des années quatre-vingt, a malheureusement échoué. La crise profonde et multiforme que vit notre pays, à la suite de cet échec, dure depuis 18 ans. Plus que le double, en durée, de la guerre de Libération nationale. Cette crise n’a pas supprimé la nécessité de changement. Elle l’a rendue encore plus impérieuse et plus difficile à gérer. C’est faire preuve de grande légèreté, que de présenter la prolongation du mandat présidentiel comme la solution aux problèmes majeurs de notre pays, et le moyen adéquat d’assurer la continuité de l’Etat. Rappeler les mérites, les qualités et les compétences du Président de la République, et ils sont réels, pour justifier cette démarche n’est pas convaincant. Le projet de troisième mandat me paraît plutôt comme une tentative risquée de masquer l’impasse à laquelle se heurte la gestion administrative et sécuritaire de la sphère politique. Gestion qui a émoussé et neutralisé tous les mécanismes de fonctionnement et d’alternative démocratiques. Une autre question se pose dès maintenant. Si le pays continue à être géré de la même façon, dans quelle situation va-t-il se trouver à la fin du troisième mandat? La révision de la Constitution, en l’occurrence, est une question subsidiaire. Elle découle du projet politique proposé. Si on s’inscrit dans la perspective d’un véritable changement démocratique et consensuel, c’est une refonte profonde de la Constitution qui s’impose. J’ajoute que le processus d’élaboration et d’adoption d’un texte constitutionnel est aussi important que son contenu. La Constitution de 1989, dont j’approuvais l’orientation générale, a péché, à mon sens, par son processus d’élaboration et d’adoption. On a raté, je le crois, l’occasion d’un véritable débat politique préalable à sa rédaction et l’implication, pour son adoption, d’une représentation populaire large et authentique. Cette manière d’introduire la Constitution de 1989, pourtant riche en promesses de changement, a été un facteur de fragilité, largement exploité par la suite. Mon désaccord sur ce point avec l’environnement décisionnel, je l’ai expliqué directement au président Chadli Bendjedid. Quelques hauts responsables étaient également au courant de ma position.
Quelle appréciation, faites-vous, en tant qu’observateur, de la sphère politique nationale? Traduit-elle des difficultés objectives de l’action politique? Ou consacre-t-elle l’échec de la classe politique?
Pour vous répondre, je vais faire un parallèle simple entre l’économique et le politique. La gestion administrative de l’économie -même si cet argument est utilisé, par certains, pour justifier un libéralisme sauvage- est généralement considérée, aujourd’hui, comme un mode de gestion obsolète et inefficace. Les expériences de ce mode de gestion se sont soldées, dans différents pays, par des résultats négatifs chiffrables. La sphère politique et son principal outil, l’information, sont soumis, en Algérie, depuis des décennies, à une gestion administrative d’autant plus pesante qu’elle est occulte et donc non responsable. Quelles sont, aujourd’hui, les résultats de ce mode de gestion et à quelles conséquences a-t-il abouti? Dans ce cas, bien sûr, les résultats ne sont pas chiffrables. Mais les conséquences sont aussi graves et négatives que la gestion administrative de l’économie. En outre, la gestion administrative du politique accapare en grande partie la gestion de l’économique. La désolation que connaît la sphère politique algérienne est, essentiellement, la conséquence directe de ce mode de gestion. Le champ politique est jonché de victimes consentantes ou résignées. Les militants des partis politiques et des organisations sociales connaissent parfaitement cet état de choses. Ils constatent, désarmés, que la sphère politique est réduite, en dépit des qualités et des mérites des hommes qui s’y activent, à fonctionner comme un produit dérivé de la gestion administrative et non comme émanation de la dynamique sociale. Ils constatent aussi que cette sphère politique ne traduit pas les réalités de la société algérienne, ni ses capacités à s’imbriquer, positivement, dans l’action politique. Dans ces conditions, parler de l’échec de la classe politique revient à déplacer le problème. On ne peut porter un jugement valable sur la classe politique que lorsque celle-ci est l’émanation normale de la dynamique sociale.
L’Algérie a engagé depuis 10 ans des réformes dans plusieurs secteurs. Des centaines de milliards sont injectés dans différents projets. Mais le citoyen algérien peine à percevoir les fruits de ces réformes. Sur le terrain, l’on ressent un véritable malaise social. Comment expliquer ce paradoxe?
Je ne peux, évidemment, donner un avis sur les réformes entreprises dans les différents secteurs. D’autres Algériens, plus qualifiés et mieux informés, peuvent le faire plus valablement. Je tente simplement, en réponse à votre question, de situer le discours sur les réformes et l’action qu’il induirait, dans un contexte politique général, susceptible de fournir une grille de lecture et d’analyse. L’engouement velléitaire pour les réformes traduit le désir louable de hisser notre pays, dans tous les domaines, au niveau des pays développés. Mais les démarches pour concrétiser ces réformes sont dominées, plus ou moins, par ce qu’on peut appeler la mentalité de la ligne bleue. Par référence à la fameuse ligne tracée, presque par surprise, pour réglementer la circulation automobile sur les autoroutes de la capitale.
A l’origine, il y a l’intention louable de répondre à des nécessités de changement ou de réformes. Mais cette intention est vite limitée, déviée ou complètement annihilée par l’insuffisance ou l’absence totale de maturation politique et technique des projets. Le dialogue et le débat, instruments indispensables de cette maturation, étant considérés comme une perte de temps, on lui préfère le décret, la décision ou l’injonction par le haut qu’on croit plus efficaces. Cela rejoint la nature même du pouvoir politique. D’où l’incompréhension, le manque de motivation et la démobilisation de cadres compétents et d’un environnement susceptible de susciter l’adhésion et l’engagement. Il s’ensuit, évidemment, du malaise et de la déception.
Prenons un domaine que je connais un peu, comme parent et praticien, le secteur de l’éducation. Sans émettre un jugement définitif sur les réformes en cours, j’y relève, néanmoins, nombre d’indices de cette mentalité de ‘’ligne bleue’’. Ce qui m’amène à partager les inquiétudes fondées des éducateurs et des parents d’élèves, quant aux conséquences à moyen et à long termes de cette approche de réformes.
Posté le 30.04.2008 par algerie2009
le 18.03.2008 par algerie2009
Moins d’une année seulement nous sépare d’un rendez –vous important, décisif et déterminant pour l’avenir de nos enfants .Une phase capitale synonyme d’une passerelle vers la consécration de l’ouverture garante de la République mais également véritable traquenard qui nous conduira directement vers l’instauration d’un Etat autoritaire.
L’alternance au pouvoir une condition sine qua non pour ce challenge, pour lequel des enfants d’ octobre 1988 se sont sacrifiés .Cet acquis par le sang est plus que jamais menacé et sa sauvegarde dépend de notre mobilisation.
Aujourd’hui, encore et à moins de quelques mois de ce rendez –vous décisif, des prédateurs rentiers de tout bord s’agitent appelant le président à réviser la constitution et spécifiquement l’article 74 qui limite l’éligibilité à un seul mandat de 05 ans, condition obligatoire pour lui permettre de briguer un troisième mandat et pourquoi pas par là l’instauration d’une monarchie constitutionnelle.
Pendant que des algériens et des algériennes sont jetés à leurs sort, affamés, persécutés et bafoués dans leurs droits élémentaires et devant une réalité désastreuse faite de corruption, de harraga et d’insécurité, ces gouverneurs sans lois et sans foie mandatés par leurs intérêts et au nom du peuple s’organisent et appellent le président à procéder à la révision de cette dernière et de se succéder à lui même.
Nous citoyens algériens outrés par ces agissements, refusons de sombrer dans la fatalité appelons les consciences de nos concitoyens à faire barrage à cette usurpation qui ne dit pas son nom.
S’opposons énergiquement à cette énième dérive et invitons tous les citoyens soucieux de l’avenir de leur pays et de leurs enfants à venir joindre leur voix à la notre pour leur dire Basta !
Le sursaut est possible, pour vue que nous agissons ensemble maintenantet plusque jamais.
Pour joindre votre voix à cette initiative, envoyez votre nom ou votre pseudonyme, votre prénom et votre fonction ainsi que vos commentaires.
18 commentaires
Posté le 29.04.2008 par algerie2009
le matin dz
Posté par algerie2009 le 06.04.2008
Ajuster la taille du texte:
Nous sommes à un peu plus d’un an de l’élection présidentielle et rien n’indique que beaucoup de choses aient évolué dans le sens d’un scrutin libre et transparent. Pour l’heure, tout ce que l’on sait est que les partis au pouvoir et leurs relais au sein de la société s’agitent pour que Abdelaziz Bouteflika postule pour un troisième mandat. Ce qui suppose une révision de la Constitution permettant de faire sauter le verrou limitant à deux le nombre de mandats. Sur ce dernier point, le moins qu’on puisse dire, c’est le flou le plus total. Faire adopter les amendements constitutionnels par un Parlement élu par moins d’un tiers des électeurs serait du plus mauvais effet. Cela reviendrait à imposer à une majorité d’Algériens une décision votée par un Parlement souffrant d’un réel déficit de légitimité. Et ce, même si après avoir été adoptée par le Parlement, cette révision constitutionnelle est ensuite proposée à un vote référendaire dont on connaît par avance le résultat. Dans les deux cas de figure, on sera dans une situation de déni démocratique.
Au delà de ce débat juridico-politique, qui n’est pas sans intérêt, la question est de savoir si une élection présidentielle a beaucoup de sens dans l’Algérie d’aujourd’hui ? Dans les conditions socio-politiques présentes, accepter d’y participer ne pourrait conduire qu’à reproduire les impasses dont souffre le pays depuis plus de 20 ans. En effet, dans les conditions d’un système où la séparation des pouvoirs n’existe pas, où les libertés démocratiques et de la presse laissent à désirer, où des limitations au droit de réunion ont réduit à néant le peu d’espace d’expression libre, où les grands médias demeurent interdits à l’opposition, où il n’est pas possible de porter la contradiction aux politiques du pouvoir dans les domaines économiques, sociaux et culturels, et où en fin de compte, il n’est pas possible de demander des comptes sur l’utilisation de l’argent ( 110 milliards de réserves de change) du pays,..il ne peut y avoir d’élection présidentielle libre et transparente. Et ce, sans compter les autres conditions sous-jacentes à toutes élections : la neutralité de l’administration qui ne peut être possible sur simple injonction administrative et l’existence d’une justice indépendante… Pour résumer et aller vite, ce sont toutes ces conditions-là qui font aujourd’hui défaut.
Bien sûr, certains rétorqueront qu’il faut y aller, qu’il ne faut pas pratiquer la politique de la chaise vide, qu’il faut faire confiance au peuple et qu’il suffit d’une réelle surveillance internationale garantissant la régularité du scrutin pour espérer battre le candidat du pouvoir ou à défaut le mettre en difficulté. Ou que si on s’oppose à cette élection, ce serait faire le jeu d’un clan du pouvoir ou que l’on est instrumenté par ce même clan !
Soyons clairs ! D’abord, de nombreux exemples à travers le monde ont montré les limites de la surveillance internationale : il n’existe pas d’élections qui ont été annulées à la suite de pressions internationale. En revanche, si elles ont été annulées, elles l’ont été sous la pression populaire nationale ! Ensuite la pression internationale, américaine surtout, ne s’exerce que là où les intérêts US sont en jeu. Autrement dit, quand l’Occident juge qu’un régime ne lui plaît pas ( en général des petits pays) ou qu’il le considère hostile à sa politique, alors dans ce cas précis (des exemples existent), il n’attend pas qu’aient lieu des élections, que des opposants du pays en question viennent le solliciter pour exercer les pressions nécessaires. En général, il prend les devants, fait actionner certaines ONG de défense des droits de l’Homme donnant lieu à une campagne internationale focalisé contre le régime en question, relayée par les médias. En parallèle, il multiplie les pressions de toutes sortes, des mesures sont prises contre ce régime ( gel des crédits, des avoirs bancaires de ses dirigeants, de l’aide économique ), menace de faire déferrer ses dirigeants devant des juridictions internationales, etc... Et dans le même temps, il déroule le tapis rouge aux opposants à ce régime…S’agissant de l’Algérie, ce n’est pas le cas. Le pouvoir algérien est, au contraire, bien vu par les capitales occidentales. Sa politique internationale qui colle à celle de Washington est jugée positive. Certes, des remontrances lui sont faites en matière de liberté. Sans plus. Mais pour l’essentiel, il ferme les yeux. Cet Occident que certains opposants algériens sollicitent s'est-il offusqué de ce que Ben Ali se fasse réélire à plus de 95% des voix et qu'il postule pour un cinquième mandat ? Certes non, Ben Ali est qualifié d'ami et d'allié de l'Occident.
Dès lors, il ne faut pas trop se faire d’illusions, compter sur les pressions occidentales pour changer l’état des choses en Algérie et assurer un déroulement correct du scrutin présidentiel.
Alors que faire ? Eh bien, faire comme les autres oppositions à travers le monde, se battre sur le terrain réel de la citoyenneté, des droits sociaux, de la femme, de sorte à créer un élan mobilisateur en mesure de favoriser pacifiquement et démocratiquement le changement. Qui plus est, compter sur les militaires, en agitant la menace islamiste, ne mènera pas à l’instauration d’un Etat républicain et démocratique. Les démocrates doivent compter sur eux mêmes, sur leur capacité à mobiliser afin de créer les conditions d’une alternative démocratique. Il faut, comme on dit en football, « mouiller le maillot ».
Le reste, faire appel à une surveillance internationale, guetter si le chef de l’Etat va se présenter ou non, me paraît secondaire…
H.Z